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Voyage au fil des 1000 ans d'histoire de Marrakech

Surnommé cité ocre à cause de la chaux qui maçonne ses façades, vous serez troublés par la beauté de Marrakech, non seulement grâce à la délicatesse de ses monuments et de ses jardins, mais aussi car c'est un voyage dans un univers différent, au-delà de tout ce que vous connaissez. Les meilleures saisons pour s'y rendre sont l'automne et l'hiver, car le climat est très doux. Les férus d'architecture seront au anges car les 1000 ans d'histoire du patrimoine sont hors du commun, à la croisée entre les peuples, les religions et les prouesses de l'homme. C'est un art de vivre baigné de lumière et l'exceptionnelle hospitalité marocaine qui vous appellent, alors qu'attendez-vous ? Laissez-nous vous mettre l'eau à la bouche et faites vos valises !

CES "BAB" QUI AGENCENT LA CITÉ OCRE

Initié en 1126, la construction des remparts de Marrakech dépasse les 10 mètres de haut. Ali Ben Youssef s'en servit pour protéger la cité d'éventuelles attaques ennemies. Ils représentent de nos jours la délimitation géographique avec la vieille ville, appelée la médina. Faites d'argile, vous traverserez forcément une des 10 portes qui composent cette muraille (“bab” en arabe), au hasard de vos flâneries. Néanmoins, nous vous avons sélectionné certaines porte qu'il serait intéressant de repérer : - La porte Bab Agnaou était l'entrée principale à la kasbah, mot désignant l'ancien palais du Sultan. C'est peut-être la plus belle de toute les portes de la muraille car la pierre, son matériau de construction est bleu nuit, mais avec le temps elle est devenue rouge à cause des vents venus du Sahara. - La porte Bab Er-Robb se traduirait par “jus de raisin”, car elle avait pour fonction de contrôler l'entrée des boissons alcoolisées dans la ville. - Chaque matin se tient dans le quartier de la Bab doukkal un chatoyant marché de produits agricoles que les marrakchis ont l'habitude de fréquenter. Ces dernières années, le quartier a été extrêmement assaini et les lieux publics sont bien plus fonctionnels pour les autochtones. En sortant de la médina par la fameuse porte, vous aurez sur votre gauche la gare routière (bon à savoir) et devant vous, sept colonnes plantées sur le sol d'une grande esplanade inaugurées en 2005, en honneur à la tradition des sept saints, qui protègent la cité ocre.

PÉNÉTREZ MAINTENANT DANS LE CŒUR DE LA MÉDINA

Les différents souks défilent entre le dédale des ruelles étroites de la médina et sont divisés entre les divers corps de métiers. Les visiteurs apprécient y flâner durant des heures. Le souk des herboristes vend par exemple des filtres d'amour, tandis que celui de Smata est spécialisé dans les babouches, les couleurs éclatantes des laines du souk des teinturiers vous réjouiront sans doute plus que l'odeur… La criée berbère est un événement auquel vous pourrez facilement assister et participer, il s'agit de la vente aux enchères des tapis, au souk Zrabi.La place Jemaâ El Fna est le centre névralgique de la médina reconnue patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Sur une immense superficie, vous vous trouverez dans un univers sous le signe du spectacle et de la musique. C'est aussi un lieu de commerce et de restauration, de jour comme de nuit, d'une superficie immense. Les bars-restaurants tout autour sont plus chères que la moyenne mais les vues depuis leurs terrasses sont impressionnantes, alors n'hésitez pas à y monter et commander un savoureux thé à la menthe ou un « café Neus-neus » (mi-café mi-lait).

LES PLUS BEAUX ENDROITS DE LA MÉDINA

La Medersa de Ben Youssef était une école coranique d'études supérieures musulmane fondée en 1565 qui permettaient d'accueillir plus de 900 étudiants à la fois. Elle fut convertie en musée il y a environ 50 ans. Vous pénétrerez dans un grand patio central aux ornements si détaillés et si beaux qu'ils en deviennent troublants, puis vous vous mettrez dans la peau des anciens élèves ayant arpenté les couloirs qui mènent aux salles de classe et aux dortoirs.La Kubba est le plus somptueux témoignage de la présence du peuple almoravide, les moines du Sahara : les ornements extérieurs de cet édifice rectangulaire qui servait pour les ablutions sont extraordinaires. L'intérieur en revanche nous rappelle plutôt l'architecture califale andalouse, avec de typiques arcs polylobés que l'on retrouve par exemple dans la mosquée de Cordoue.Les Saadiens régnèrent au Maroc durant l'âge d'or, période délimitée dans le XVIe. Comme fleuron de leur présence, ils laissèrent les “tombeaux Saadiens », que vous pourrez visiter. Toute l'illustre famille y fut inhumée, et au fil des salles on constate que la décoration est sobrement élégante et témoin de leur savoir-faire artistique. Les historiens s'accordent à dire qu'ils construisirent bien d'autres édifices, qui furent malheureusement détruits par les monarques postérieurs afin de marquer symboliquement la fin de leur règne.La Koutoubia est le monument le plus représentatif de Marrakech car le minaret de cette mosquée, une des plus belles au monde, domine la ville du haut de ses 77 mètres. Édifiée au XIIe sur les ruines d'un sanctuaire, l'architecture de l'ensemble était extrêmement novatrice pour l'époque et servit de modèle à la Giralda de Séville.

LORSQU'ON SORT DE LA MÉDINA

Le Maroc et plus particulièrement la région de Marrakech fut une terre d'accueil pour les juifs qui fuyaient l'Espagne et les habitants sont fiers de ce mélange culturel, car les berbères, les arabes, les juifs et les catholiques ont su cohabiter dans une bonne entente générale de l'histoire au fil des siècles. Le quartier juif, le Mellah, au sud de la ville, abrite l'éclatant Palais Badii que vous devez absolument visiter, le Musée Tiskiwin renfermant des reliques de l'histoire du peuple berbère, originaire du Sahara et qui dont la culture fut assimilée à celle des arabes venus d'Arabie Saoudite, quand il arrivèrent en 670. Ce quartier abrite également l'ancien marché aux esclaves et beaucoup de synagogues encore en service.Plus de 100 000 palmiers d'espèces différentes sont dispersés dans les 13000 hectares de la Palmeraie, située au nord de la ville. Vous vous croirez au beau milieu d'une oasis, que vous pourrez parcourir en calèche, en quad ou plus classique, en voiture.À 30 minutes à pied de la vieille ville, c'est depuis 1147 que la Ménara est un ample jardin organisé autour d'un grand bassin et où s'étendent à perte de vue oliviers, palmiers et cyprès. Ce bassin a gardé pour fonction ancestrale l'irrigation de l'oliveraie mais a aussi servi, durant un temps, de lieu d’entraînement à la natation pour les soldats almohades dans leur traversée à la nage du détroit de Gibraltar afin d'envahir l'Andalousie.

LA MODERNITÉ S'INSTALLE

À l'inverse de la médina, les prix du quartier Guéliz sont affichés et non négociables et c'est ici que se trouve les plus grandes chaînes de magasins que nous connaissons bien en Europe. Vous pourrez également vous promener non loin dans le quartier de Sidi Ghanem, regroupant les boutiques des plus prestigieux créateurs et designers africains. À l'égal de Gueliz, le quartier de l'Hivernage date des années 2000 et s'organise autour de l'avenue Mohammed VI, nom du roi qui en impulsa sa création. Beaucoup d'hôtels, casinos et discothèques plus somptueux les uns que les autres se sont implantés en réponse aux attentes touristiques.

SE RÉGALER À MARRAKECH

Un de vos souvenirs les plus durables du Maroc après votre voyage sera sans conteste la cuisine ! Considérée comme l'une des plus riches du monde et si différente de la cuisine européenne, vous enverrez vos papilles tout droit au paradis et il y a bien sûr une explication : tandis que les épices furent introduites au Maroc par des marchands venus d'Inde, elles se sont totalement invitées dans le cuisine, tel le cumin, le curry qui sont des épices très douces pour le palais; vous les retrouverez dans les grands étals colorés des souks. Le Maroc étant un grand pays, les spécialités varient d'une région à l'autre mais l'art de manger est national : c'est un moment très important de partage en famille avec un grand plat au centre comme un tajine, que les marocains mangent quotidiennement, et le couscous, consommé seulement le vendredi, jour saint. Typique de Marrakech, la Tanjia Marrakchia est à base de mouton, cumin et safran et se cuit de heures dans les braises d'un récipient en argile ayant la forme d'une grande carafe. Il y a également la Pastilla qui est une feuille phyllo remplie d'une farce. Au rayon sucré, ne passez pas à côté des msemens, pancakes à trous servis au petit-déjeuner, des briouates, qui sont de succulentes pâtisseries à base d'amande vendus dans toutes boulangeries, marchés et restaurants.Nous vous recommandons un dîner dans l’époustouflant patio du riad Dar Moha qui propose une cuisine marocaine traditionnelle et audacieuse.

OÙ DORMIR À MARRAKECH

Vous avez sans doute entendu parlé des hôtels Riads qui peuplent la Médina par dizaine, ces maisons séculaires articulées autour d'un patio central dont l'atmosphère est si particulière. À deux pas de la place Jemaa el Fna, c'est à dire dans le coeur névralgique de la médina la plus peuplée d'Afrique, nous vous invitons à vous loger au Riad Samsli, petit havre de paix contrastant avec l'agitation de la ville.

PARTIR AUX PORTES DE L'ATLAS

Si vous prévoyez de passer quelques jours à Marrakech, profitez-en pour réaliser une excursion à la journée à Ourika, pour profiter des magnifiques cascades de cet endroit isolé, à l'orée des montagnes de l'Atlas. Beaucoup d'agences de voyage vous y amèneront sans mal en voiture en une heure à peine et pour un prix raisonnable. Si vous leur demandez, ils vous emmèneront sûrement petit-déjeuner dans un village berbère.

Vous êtes convaincu ? Consultez nos offres d'hôtels dans la plus surprenante des villes d'Afrique.

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